La flamme olympique est arrivée en Corée du Sud le 1er novembre.

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La flamme olympique est arrivée en Corée du Sud le 1er novembre.

A 100 jours de l’ouverture des jeux d’hiver, nous souhaitons vous faire découvrir la région de Pyeongchang. En compétition avec des villes comme Annecy et Munich, pourquoi Pyeongchang a-t-elle été choisie en 2011 à la grande majorité pour les JO 2018 ? Les Jeux Olympiques Sud-Coréens sont-ils menacés par son belliqueux voisin ? Et le peuple apporte-t-il son soutien à l’organisation de cet évènement colossal ?

 

Le logo des JO de 2018 reprend deux caractères de l’alphabet coréen. Le premier symbolise le rassemblement avec l’union du ciel, de la terre et de l’homme. Le second représente la neige et le rassemblement des hommes.

 

 

 

Une candidature audacieuse

 

Rappelons d’abord que pour la première fois depuis 1994, le comité d’organisation de la compétition délaisse les grandes métropoles pour s’installer dans une petite ville de montagne. Avec moins de 45 000 habitants, cette ville de la province de Gangwon va être sous le feu des projecteurs pendant les 15 jours que durent la compétition. Le village olympique sera réparti sur quatre pôles majeurs, dont la grande station d’Alpensia. C’est là que se tiendront les cérémonies d’ouverture et de clôture des jeux, les compétitions de ski et le centre de presse. Elle est située à 700 mètres d’altitude et dispose d’un domaine skiable de 6,6 kilomètres carrés.

Il est clair que le comité a choisi cette fois-ci d’organiser des jeux à taille humaine. Cependant, cette décision semble quelque peu hasardeuse si l’on regarde les chiffres de la vente de billet car sur 1,18 millions de places disponibles pour la totalité des épreuves seulement 340 000 places ont été vendues à ce jour.

 

Pyeongchang sous la menace de Pyongyang ?

 

Cette faible performance dans la vente de billets s’explique pour l’instant par la crainte qu’inspire la proximité avec la Corée du Nord dont les essais nucléaires font les gros titres depuis la rentrée. Le bras de fer se durcit entre le nord de la péninsule coréenne et les Etats-Unis. En déplacement à Pyeonchang, le 8 novembre 2017, Donald Trump déclarait devant la représentation nationale sud-coréenne « le temps de la force est venu ». La menace de frappes militaires de la part des Etats-Unis inquiète les autres nations participantes, si bien que Laura Flessel, ministre des sports et escrimeuse française, a annoncé que l’équipe de France ne participerait pas aux JO si la situation s’envenime. La Corée du Sud tente de rassurer en affirmant que la sécurité serait la priorité numéro un lors de l’événement, le souvenir de l’explosion du Boeing de la Korean Air orchestrée par la Corée du Nord quelques mois avant les JO d’été de Séoul en 1988 reste néanmoins bien présent. La qualification de deux patineurs nord-coréens apaise quelque peu les esprits. La Corée du Nord a annoncé que ces deux sportifs seraient autorisés à traverser la zone coréenne démilitarisée et à parcourir les 80 kilomètres qui les séparent Pyeongchang. Cela sonne comme une bonne nouvelle à 3 mois de la compétition, d’autant plus que la Corée du Nord n’a participé qu’à sept des douze derniers Jeux olympiques d’hiver. C’est pour le président sud-coréen Moon Jae-in « une excellente opportunité pour la paix et la réconciliation intercoréenne ».

 

Un engouement populaire certain

 

Les sud-coréens semblent néanmoins déterminés à faire de ces Jeux un succès, leur slogan dévoilé 1000 jours avant les Jeux, « Passion. Connected » reflète leur grande hospitalité et leur modernité. Le comité d’organisation a exprimé le souhait de mettre le savoir-faire national en matière de technologie au service des jeux paralympiques qui auront lieu à Pyeongchang du 9 au 18 mars 2018. L’organisation des jeux a été pour le pays l’occasion de mettre en service 130km de nouvelles autoroutes et une voie ferrée à grande vitesse.

Le ski asiatique évoque assez directement le Japon (où les JO d’hiver ont déjà été organisés trois fois) pourtant lors de la saison de ski les stations sud-coréennes ne désemplissent pas. A moins de trois heures de car de Séoul, la station Yongpyong qui culmine à 1500 mètres d’altitude est un petit bijou de modernité.

 

Les habitants de la capitale s’y pressent dès les premières chutes de neige, et, même si la saison se termine toujours à grand renfort de canons à neige c’est toujours un rendez-vous à ne pas manquer et cela n’a jamais empêché la Corée du Sud d’entraîner ses sportifs. La Corée du Sud était arrivée 5ème au classement général des JO d’hiver de 2010 et 13e en 2014.

 

Kim Yuna championne olympique de patinage artistique en 2010 et vice-championne en 2014.

 

Si des pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Australie ont émis des craintes vis à vis de la sécurité de leurs athlètes, la France continue de s’engager dans la participation active à ces JO, le relais presse de France télévision sera d’ailleurs un des plus conséquent sur le site d’Alpensia. Il va sans dire qu’Altigliss soutient avec ferveur l’équipe de France et son nouveau porte drapeau, Martin Fourcade, double champion olympique de biathlon.